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Antigone::jean anouilh

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Antigone::jean anouilh

مُساهمة من طرف kyoma في السبت فبراير 06, 2010 4:25 pm


jean anouilh
Il naît en 1910 à Bordeaux d’un père tailleur et d’une mère violoniste. A partir de 1921, il vit à Paris et se prend très tôt de passion pour l’écriture théâtrale..

Il connaît un succès triomphal en 1938 avec Le Bal des voleurs, que monte André Barsacq le futur metteur en scène d’Antigone. Jean Anouilh devient alors une figure parisienne, un auteur à la mode. Il adopte un style personnel.

Il ne cesse pas d’écrire pendant l’Occupation, et donne Eurydice en 1941. Mais dans ce climat troublé il se sent décalé, à l’écart, et refuse d’afficher une opinion tranchée. Face aux nazis et à la Résistance, il se veut au-dessus de la mêlée et refuse de suivre quelque mouvement que ce soit, ce qui lui sera abondamment reproché. En 1944, Antigone est jouée pour la première fois. Elle connaît le succès, mais avec un parfum de scandale. Dans le contexte de la fin de la guerre, la pièce est accusée .
le mythe

Oedipe,dans la mythologie grecque,c'est le roi de Thèbes, fils de Laïos et de Jocaste, roi et reine de Thèbes.

La reine Jocaste attend un enfant. Son mari, Laïos, roi de Thèbes, s'enquiert auprès des dieux, comme il est naturel, de ce qui va venir. La réponse de l'oracle est terrible : " Il tuera son père ; il épousera sa mère". Il décide d'échapper à son destin : il attacha les deux pieds de son fils nouveau-né, qu'ils percent, et ils ordonnent qu'il soit abandonné dans la montagne, aux bêtes sauvages sur les flancs du mont Cithéron. Le bébé gémissant émeut le cœur du serviteur chargé de la besogne. Il le confie à des bergers du roi de Corinthe, qui l'amènent à leur maître Polybos, roi de Corinthe. Sa femme Périboe désespérait justement d'avoir un héritier, Polybos l'appela Œdipe (" celui qui a les pieds enflés ", en grec) et l'éleva comme son propre fils. Des années passent. Un jour, pendant une querelle, un Corinthien traite Œdipe d'enfant trouvé. Celui-ci, alarmé, part demander la vérité à Pythie de Delphes. En chemin, un vieillard monté sur un char lui commande, un peu trop impérieusement, de s'écarter de son chemin. Œdipe, qui a le sang vif, le tue. C'était bien sûr le roi Laïos, son père. Ainsi, Œdipe accomplit la prophétie sans le vouloir.
Œdipe arriva à Thèbes, qui était sous la coupe d'un monstre sanguinaire appelé le Sphinx, lion à tête de femme. La créature bloquait les routes menant à la ville, tuant et dévorant les voyageurs qui ne pouvaient résoudre l'énigme fameuse qu'elle leur proposait : " Quel est l'animal qui le matin marche sur quatre pieds, à midi sur deux et le soir sur trois ?". Œdipe répond sans hésiter que c'est l'homme, qui au matin de sa vie marche à quatre pattes, va sur ses deux jambes à l'âge adulte et s'aide d'une canne pour soutenir sa vieillesse. Le Sphinx, vexé, se suicide. Œdipe s'attira les faveurs de la ville pour avoir libéré Thèbes du Sphinx. En remerciement, les Thébains le firent roi et lui donnèrent comme épouse la veuve de Laïos, Jocaste. Pendant de nombreuses années, le couple vécut heureux, ne sachant pas qu'ils étaient en réalité mère et fils. La seconde partie de l'oracle est accomplie.
Les années passent, des enfants naissent du couple incestueux, deux garçons (Etéocle et Polynice) et deux filles, Antigone et Ismène.
Jusqu'au jour où la peste ravagea le pays. La vérité est dévoilée et Jocaste s'en suicide de désespoir, et lorsqu' Œdipe se rendit compte qu'elle était morte et que leurs enfants, Etéocle, Polynice, Antigone et Ismène, étaient maudits, il se creva les yeux,. Il part sur les routes, la main sur l'épaule d'Antigone, chercher un pardon problématique..
Résumé

Écrite en 1942, la pièce fut représentée le 4 février 1944 . L'époque : les derniers mois de l'Occupation. Ce fut un très grand succès.
Antigone se présente comme formant un tout : pas de division en actes, ni en scènes.

L'exposition
Au début, le Prologue s'avance vers le public et lui présente tous les personnages. Ils sont tous en scène. Le Prologue les montre, et nous parle de leur caractère et leur rôle.


Antigone et sa nourrice
La nourrice surprend Antigone, qui rentre de l'extérieur sur la pointe des pieds, ses souliers à la main. Elle a été, dit-elle, se promener dans la campagne.


Antigone et Hémon
Une scène pleine d’émotion. La jeune fille veut d'abord s'assurer de l'amour d'Hémon. Elle aurait été heureuse d'être sa femme, et était prête à se donner à lui la veille au soir parce que... Mais avant de lui dire pourquoi, elle lui fait jurer de ne pas la questionner. Il le fait, et frappé de stupeur, il entend : « parce que jamais, jamais, je ne pourrai t'épouser ». À Ismène, revenue, qui essaye de la raisonner, Antigone apprend la vérité : elle est allée enterrer son frère pendant la nuit.


Arrestation d'Antigone
C'est le moment de la « crise ». Le ressort est bandé. Le Chœur en profite pour entrer, et, s'adressant au public, explique sa conception de la tragédie. C'est le moment où la jeune fille entre en scène, poussée par les gardes. Antigone était revenue sur les lieux en plein jour.


Antigone et Créon
Scène capitale entre Créon et Antigone, scène où se on touche le sens de la pièce. On peut distinguer plusieurs étapes. Créon est assez calme au début. Il espère étouffer l'affaire en faisant disparaître les trois gardes. Antigone lui annonce qu'elle recommencera. Créon change de stratégie et use d’autres arguments mais en vain.
Poussé à bout, Créon appelle ses gardes. Malgré les reproches du Chœur, les supplications d'Hémon, Créon avoue qu'il n'a rien pu faire pour sauver Antigone et qu'elle voulait mourir. Hémon sort comme un fou.

Antigone et le garde
Antigone reste seule avec le garde. Cette scène nous montre l'isolement d'Antigone à l'heure de sa mort. Le garde parle de ses petits problèmes à lui, et apprend à Antigone qu'elle va être enterrée vivante.

Prologue de l'Antigone d'Anouilh.
Voila. Ces personnages vont vous jouer l'histoire d'Antigone. Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. Elle pense qu'elle va être Antigone tout à l’heure, qu'elle va surgir soudain de la maigre jeune fille noiraude et renfermée que personne ne prenait au sérieux dans la famille et se dresser seule en face du monde, seule en face de Créon ,son oncle, qui est le roi. Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aime vivre. Mais il n'y a rien à faire. Elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout...Et, depuis que ce rideau s'est levé, elle sent qu'elle s'éloigne à une vitesse vertigineuse de sa sœur Ismène, qui bavarde et rit avec un jeune homme, de nous tous, qui sommes là bien tranquilles à la regarder, de nous qui n'avons pas à mourir ce soir.

Le jeune homme avec qui parle la blonde, la belle, l'heureuse Ismène, c'est Hémon, le fils de Créon. Il est le fiancé d'Antigone. Tout le portait vers Ismène:son goût de la danse et des jeux, son goût du bonheur et de la réussite, sa sensualité aussi, car Ismène est bien plus jolie qu'Antigone, et puis un soir, un soir de bal où il n'avait dansé qu'avec Ismène, un soir où Ismène avait été éblouissante dans sa nouvelle robe ,il a été trouver Antigone, qui rêvait dans un coin, comme en ce moment, ses bras entourant ses genoux, et lui a demandé d'être sa femme. Personne n'a jamais compris pourquoi. Antigone a levé sans étonnement ses yeux graves sur lui et elle lui a dit 'oui' avec un petit sourire triste...L'orchestre attaquait une nouvelle danse, Ismène riait aux éclats, là-bas, au milieu des autres garçons, et voilà, maintenant, lui, il allait être le mari d'Antigone. Il ne savait pas qu'il ne devrait jamais exister de mari d'Antigone sur cette terre et que ce titre princier lui donnait seulement le droit de mourir.

Cet homme robuste, aux cheveux blancs, qui médite là, près de son page, c'est Créon. C'est le roi. Il a des rides, il est fatigué. Il joue au jeu difficile de conduire les hommes. Avant, du temps d'Oedipe, quand il n'était que le premier personnage de la cour, il aimait la musique, les belles reliures, les longues flâneries chez les petits antiquaires de Thèbes. Mais Oedipe et ses fils sont morts. Il a laissé ses livres, ses objets, il a retroussé ses manches et il a pris leur place.

Quelquefois, le soir, il est fatigué, et il se demande s'il n'est pas vain de conduire les hommes. Si cela n'est pas un office sordide qu'on doit laisser à d'autres, plus frustes...Et puis, au matin, des problèmes précis se posent, qu'il faut résoudre, et il se lève, tranquille, comme un ouvrier au seuil de sa journée.

La vieille dame qui tricote, à coté de la nourrice qui a élevé les deux petites, c'est Eurydice, la femme de Créon. Elle tricotera pendant toute la tragédie jusqu'a ce que son tour vienne de se lever et de mourir. Elle est bonne, digne, aimante. Elle ne lui est d'aucun secours. Créon est seul. Seul avec son petit page qui est trop petit et qui ne peut rien non plus pour lui.

Ce garçon pâle, là-bas, qui rêve adossé au mur, c'est le Messager. C'est lui qui viendra annoncer la mort d'Hémon tout à l'heure. C'est pour cela qu'il n'a pas envie de bavarder ni de se mêler aux autres...Il sait déjà...

Enfin les trois hommes rougeauds qui jouent aux cartes, leur chapeau sur la nuque, ce sont les gardes. Ce ne sont pas de mauvais bougres, ils ont des femmes, des enfants, et des petits ennuis comme tout le monde, mais ils vous empoigneront les accusés le plus tranquillement du monde tout à l'heure. Ils sentent l'ail,le cuir et le vin rouge et ils sont dépourvus de toute imagination. Ce sont les auxiliaires toujours innocents et satisfaits d'eux-mêmes, de la justice. Pour le moment, jusqu'à ce qu'un nouveau chef de Thèbes dûment mandaté leur ordonne de l'arrêter à son tour, ce sont les auxiliaires de la justice de Créon.

Et maintenant que vous les connaissez tous, ils vont pouvoir vous jouer leur histoire. Elle commence au moment où les deux fils d'Oedipe, Etéocle et Polynice, qui devaient régner sur Thèbes un an chacun à tour de rôle, se sont battus et entre-tués sous les murs de la ville, Etéocle, l'ainé, au terme de la première année de pouvoir ayant refusé de céder la place à son frère. Sept grands princes étrangers que Polynice avait gagné à sa cause ont été défaits devant les sept portes de Thèbes. Maintenant la ville est sauvée, les deux frères ennemis sont morts, et Créon, le roi a ordonné qu'à Etéocle, le bon frère, il serait fait d'imposantes funérailles, mais que Polynice, le vaurien, le révolté, le voyou, serait laissé sans pleurs et sans sépulture, la proie des corbeaux et des chacals. Quiconque osera lui rendre les devoirs funèbres sera impitoyablementpuni de mort.

Lire le prologue de Jean Anouilh.

Grâce à quoi connaît-on le décor ? Caractérisez-le. Justifiez son choix ? Qui parle ? Est-il un personnage ? Quel est son rôle ? A qui s’adresse-t-il ? Quel vocabulaire montre qu’il est extérieur à l’action ? Quel est l’effet produit ? Quel est son niveau de langue ? Relevez et classez les termes qui permettent de présenter les personnages. Quelle est l’impression produite ? Y a-t-il un ton dominant ? Expliquez et donnez des exemples. Relevez les anachronismes. Quel est leur rôle ? (1)

Pistes de lecture

Au début, le Prologue s'avance vers le public et lui présente tous les personnages. Ils sont tous en scène, isolés ou en groupe. Ils bavardent, se livrent aux occupations auxquelles il est fait allusion. Le Prologue nous les montre, et nous indique brièvement leur caractère et leur rôle. Il passe ainsi successivement en revue Antigone, la petite maigre qui pense qu'elle va mourir ;sa sœur, la belle, l'heureuse Ismène, qui parle avec Hémon, le fiancé d'Antigone ; le roi Créon, le père d'Hémon, qui, près de son page, médite sur la tâche difficile de conduire les hommes ; sa femme Eurydice, qui ne lui est d'aucun secours et ne fera que tricoter pendant toute la tragédie ; la nourrice d'Antigone ; le messager qui interviendra au dénouement ; enfin les trois gardes, auxiliaires du pouvoir, qui jouent aux cartes dans leur coin. En tout, onze personnages. Ils partent avec le Prologue, une fois que celui-ci a résumé la situation.
Activités familières : bavarde, jeu . Inattendu dans la tragédie. / Présence de la première et deuxième du pluriel. / On s’adresse au spectateur a travers le vous plus d’illusion théâtrale. Nous = je + spectateur / lien scène et salle
Termes jouer / évocation du lever du rideau / didascalies, ont pour objet de présenter les personnages comme des figures imaginaires.
Présentation d'Antigone et d’Ismène. Portrait d’Antigone. Insistance sur sa jeunesse et son dépouillement Psychologie : être marginal, obstiné qui se révolte.
Ismène se définit par rapport à sa sœur. On insiste sur sa beauté , blondeur. Idée de bonheur / superficiel.
Fatalité du destin tragique de l'intrigue.
Nombreuses choses inconnues du monde grec(anachronismes) : cartes, tricotent / Bal, robe à plutôt soirée moderne / Registre de langue courant et familier : la petite maigre, il n'y a rien à faire, voila, il a été trouvé Antigone…


LE CHOEUR

Et voilà .Maintenant le ressort est bandé . Cela n’a plus qu’a se dérouler tout seul. C’est cela qui est commode dans la tragédie .On donne le petit coup de pouce pour que cela démarre, rien ,un regard pendant une seconde à une fille qui passe et lève les bras dans la rue, une envie d’honneur un beau matin, au réveil, comme de quelque chose qui se mange, une question de trop qu’on se pose un soir…

C’est tout. Après, on n’a plus qu’a laisser faire. On est tranquille. Cela roule tout seul. C’est minutieux, bien huilé depuis toujours. La mort, la trahison, le désespoir sont là, tout prêt, et les éclats, et les orages, et les silences, tous les silences : le silence quand le bras u bourreau se lève à la fin, le silence au commencement quand les deux amants sont nus l’un en face de l’autre pour la première fois, sans oser bouger tout de suite, dans la chambre sombre, le silence quand les cris de la foule éclatent autour du vainqueur-et on dirait un film dont le son s’est enrayé, toutes ces bouches ouvertes dont il ne sort rien, toute cette clameur qui n’est qu’une image, et le vainqueur, déjà vaincu, seul au milieu du silence…

C’est propre la tragédie . C’est reposant, c’est sur …Dans le drame, avec ses traîtres, avec ses méchants acharnés, cette innocence persécutée, ces vengeurs, ces terre-neuve, ces lueurs d’espoir, cela devient épouvantable de mourir, comme un accident. On aurait peut-être pu se sauver, le bon jeune homme aurait peut-être pu arriver à temps avec les gendarmes. Dans la tragédie on tranquille. D’abord, on est entre soi. On est tous innocents en somme ! Ce n’est pas parce qu’il y en a un qui tue et l’autre qui est tué. C’est une question de distribution. Et puis, surtout, c’est reposant, la tragédie, parce qu’on sait qu’il n y a plus d’espoir, le sale espoir; qu’on est pris, qu’on est enfin pris comme un rat, avec tout le ciel sur son dos, et qu’on n’a plus qu’a crier, - pas à gémir, non pas à se plaindre,- à gueuler à pleine voix ce qu’on avait à dire, qu’on n’avait jamais dit et qu’on avait à dire, qu’on n’avait jamais dit, et qu’on ne savait peut être pas encore. Et pour rien : pour se le dire à soi, pour l’apprendre, soi. Dans le drame, on se débat parce qu’on espère en sortir. C’est ignoble, c’est utilitaire. Là, c’est gratuit . C’est pour les rois. Et il n’y a plus rien à tenter, enfin !

Antigone est entrée poussée par les gardes.

Analyser le rôle du chœur (p. 53 à p. 55)

Définir le rôle du Chœur.

A quel moment de la pièce intervient ce passage ?

Quels sont les deux sujets de cette intervention ?

Quelle figure de style le souligne? nommez-la et expliquez-la.

Quel registre est employé ? Donnez des exemples.

Quelles différences le chœur fait-il entre tragédie et drame ?

Pistes de lecture

Il entre en scène au moment où la progression et l’intensité dramatique de la pièce a atteint son point de non-retour. Le chœur présente la suite fatale de l’action, s’oppose au genre littéraire du drame et explique son idée de la tragédie.

Une métaphore filée de la fatalité tragique : une mécanique bien remontée : ressort bandé / se dérouler tout seul /cela démarre /cela roule tout seul /bien huilé /.

C'est une image d’un fonctionnement tragique préréglé, mécanique, qui bascule la notion ancienne de fatalité divine, dans la tragédie, vers une notion moderne de nécessité, sans intervention des Dieux.

Le registre est familier : commode, petit coup de pouce, laisser faire, roule tout seul .

le chœur souligne ce qui oppose

la tragédie

Mort, trahison, désespoir /« pour les rois » « On est entre soi »/« plus d’espoir, ce sale espoir »« on est tranquille »/« c’est gratuit »

au drame

L’innocence persécutée/Traîtres, méchants, / innocents, vengeurs/ « on se débat, parce qu’on espère en sortir »/ « c’est utilitaire »

Antigone et Ismène.



Pistes de lecture

le sujet de conversation des deux soeurs ; L’enterrement de Polynice.
le point de vue d’ Ismène ; Ismène ne veut pas l’enterrer, mais obéir au roi. Elle dit « c’est une bêtise » (p.24).
Ses raisons ; Elle se soumet aux ordres du roi, parce que la ville est d’accord avec lui et qu’elle a peur de la souffrance. Elle ne se sent pas la force de s’opposer car elle est une fille et n’est pas courageuse.
le point de vue d’Antigone ; Antigone refuse de trop réfléchir et accepte son devoir « à chacun son rôle, ç’a été distribué ». Elle va l’enterrer et désobéir.
les répliques d’Antigone ; des phrases négatives qui expriment sa position. : « je ne veux pas avoir raison », « je ne veux pas comprendre un peu », « moi, je ne suis pas le roi », « il ne faut pas que je donne l’exemple ».
Ce qu'elle veut : agir selon son point de vue, sa morale, sa conscience, sans chercher à raisonner, spontanément, instinctivement.
Cette scène présente, comme dans l’exposition, deux tempéraments opposés : Ismène faible, lâche, soumise, Antigone, entière, révoltée, insoumise
Antigone et Hémon.
Antigone apparaît sous un visage humain, elle doute de sa séduction. Elle se montre à la fois femme, épouse et mère.
Elle envisage un bonheur passionné, simple, familial , mais elle l’abandonne. Elle n’y croit pas : répétition du mot « vrai ». Elle doute aussi, craint une erreur d’Hémon et le pouvoir de séduction d’Ismène. Elle emploie le conditionnel « le petit garçon que nous aurions eu, je l’aurais défendu, l’aurais serré, il aurait eu, tu aurais eu ». Elle sait, elle, ce qui ne s’accomplira pas, elle sait son destin. Il y a décalage entre elle et Hémon.
Le personnage devient tragique : elle abandonne le projet de bonheur, elle plonge Hémon dans le malheur (didascalie : il s’éloigne). Elle se condamne par là et condamne les autres au destin qu’elle a choisi pour eux tous. Le destin ne peut que s’accomplir
Antigone et Créon.

L ’attitude de Créon : Créon tente de désamorcer le conflit, préférant étouffer le scandale et raisonner la jeune fille : « tu vas dire… que tu n’es pas sortie depuis hier ».
Il cherche à lui faire exposer les motifs de son geste parce qu’il ne sont pas clairs dans l’esprit d’Antigone. Il lui montre qu’elle a agit malgré : l’interdiction du roi, le fait que son frère soit un traître, le châtiment encouru. Puis, il lui prouve qu’elle l’a fait par orgueil « l’orgueil d’Œdipe », et montre une affection bourrue envers elle.
Antigone réfute tous ces arguments et se montre doucement résolue : « je ne joue pas ».
Aucun des deux ne croit à la nécessité de l’enterrement. Créon, lui parle de « folie », de « geste absurde », adjectif repris par Créon « c’est absurde » et Antigone.
« Pour personne. Pour moi ». Antigone n’agit ni contre le pouvoir, ni par respect du rite religieux dont Créon vient de peindre l’absurdité , mais par fidélité à elle-même, à sa conscience, à son idéal de vie


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