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Le schéma narratif de - Le dernier jour d'un condamné

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Le dernier jour d'un condamne

مُساهمة من طرف kyoma في السبت فبراير 06, 2010 3:58 pm


Biographie
Victor HUGO
1802-1885
Né à Besançon le 26 février 1802, mort à Paris le 22 mai 1885. Figure littéraire hors pair, Victor Hugo est, très jeune, attiré par la poésie et la gloire liée à l'écriture ; ses premiers succès lui apportent la célébrité. Poète, romancier, auteur dramatique, engagé politiquement (son roman le Dernier jour d'un condamné en est le prélude en 1829), exilé sous le Second Empire, ce génie traverse son époque, la marquant par sa vitalité, ses combats, ses convictions et son immense talent.
Son œuvre poétique est marquée notamment par les Odes et ballades (1828), les Châtiments (1853), les Contemplations (1856) et la Légende des siècles (1859 à 1883), comme son œuvre romanesque est dominée par Notre-Dame de Paris (1831) et les Misérables (1862).
Après la préface manifeste de Cromwell, Victor Hugo entre de façon fracassante dans le milieu du théâtre du début du XIXe siècle avec Hernani (1830) et la célèbre bataille au moment de la création à la Comédie-Française. Hugo est alors le chef de file incontesté de l'école romantique. Dans l'écriture de ses drames, passion et politique sont des forces qui s'entrechoquent, et les fulgurances de l'action dramatique révèlent aux cœurs purs la seule voie, funeste et héroïque, qui leur est ouverte. La décennie suivante voit la présentation sur scène de ses drames, Le roi s'amuse (1832), interdite après la création, Lucrèce Borgia (1833), Marie Tudor (1833), Angelo, tyran de Padoue (1835), Ruy Blas et Marion Delorme (1838), jusqu'à l'échec des Burgraves en 1843. À la fin de sa vie, Victor Hugo reviendra au théâtre avec l'écriture de plusieurs pièces, dont la série du « Théâtre en liberté ».
Fiche pratique
Auteur :
Victor Hugo
Titre et date de publication:
Le dernier jour d'un condamne , publié en 1829.
Genre
Récit à la première personne ; adoption des techniques de l’autobiographie, le journal intime en particulier.
Histoire
Le livre est l’histoire d’un homme qui a été condamné a mort et, il raconte ce qu’il vit pendant les dernières semaines de sa vie. Nous ne savons ni le nom de cet homme ni ce qu’il a fait pour être condamné à mort, mais nous pouvons comprendre et vivre avec cet homme ce que veut dire être condamnés à mort.
Il nous raconte sa vie en prison ; nous parle de ses sentiments ; peurs et espoir, de sa famille ; sa fille, sa femme et sa mère.
Il raconte aussi quelques bribes de son passé et cesse d’écrire quand arrive le moment de l’exécution.
Composition
Le livre comporte trois parties : Bicêtre, la Conciergerie et la Mairie.
Bicêtre : le procès, le ferrage des forçats et la chanson ;
La Conciergerie : le voyage vers Paris, la rencontre avec la friauche et la rencontre avec le geôlier qui lui demande les numéros pour jouer à la loterie ;
L’Hôtel de Ville : le voyage dans Paris, la toilette du condamné et le voyage vers la Place de Grève : l’échafaud.
Personnages
Le condamné à mort / Les geôliers / Sa fille / Sa femme et sa mère / Le prêtre. / La foule
Cadre:
Lieux :
Les grandes prisons de Paris : Bicêtre, la Conciergerie et l’Hôtel de Ville.
Durée :
Cinq semaines, à partir du moment où le protagoniste est condamné à mort jusqu’au moment où il monte sur l’échafaud.
Thèmes
La peine de mort / La peur / la haine / la religion / la violence contre les prisonniers / l’injustice / la justice
Enonciation, focalisation
Le narrateur est le personnage : utilisation de la première personne.
Le narrateur # l’auteur.
Focalisation interne : accès au point de vue du narrateur et à sa vision des choses et du monde..
Le dernier jour d’un condamné à mort :
Variations sur l’axe temporel
La sentence finale livre le condamné à mort à un conflit intérieur et à des souffrances qui vont bouleverser sa vie présente et passée. Ce jugement catégorique va aussi mettre en péril l’équilibre personnel, familial et social de cet homme. Homme bien éduqué, le condamné éprouve un grand malheur devant l’injustice de ce verdict et devant cette société qui le condamnent sans merci et injustement. La grande sensibilité de ce condamné le pousse -à travers le monologue- à analyser sa situation et ses émotions après l’annonce de la sentence. Il remonte alors le temps pour vivre et échapper au présent sur lequel il n’a plus de pouvoir, « j’ai tâcher d’oublier, d’oublier le présent dans le passé » (chapitre 33). Il se livre à ce monologue qui traduit ce désarroi intérieur dû au manque de l’autre et à cette suffocante réalité de la prison et de l’avenir. Cet avenir qui n’est plus et qui refuse d’avoir une forme même dans le rêve et les rayons de l’espoir qui s’éteignent si vite.
Ce retour en arrière (flash back), ce chevauchement (va-et-vient) entre le présent et le passé est très symbolique. C’est un choix narratif qui tente de montrer l’influence de la peine de mort sur la conception du temps et l’existence de cet homme. C’est une stratégie à double sens : fuite vers le passé de bonheur, d’équilibre, d’amour et miroir de la perturbation existentielle qui prive le condamné de sa vie normale. Puisqu’il est incapable de vivre le présent et de faire un projet dans l’avenir, le condamné se cantonne dans le passé où il retrouve quelques lueurs de joie et d’amour. Le passé est le seul trésor qui lui demeure et qui donne un sens à sa vie. Malheureusement c’est un trésor que les mains de l’homme vont détériorer. «… j’ai une maladie, une maladie mortelle, une maladie faite de la main des hommes » (chapitre 15).
Le condamné pense beaucoup au temps. Ou peut-être est-il victime du temps. Une chose est sûre : il est dans un cachot et il attend le jour de son exécution. Cette attente le condamne à ne pas se résigner au cours normal du temps car il n’est plus maître de soi comme il l’était auparavant. « je pouvais penser à ce que je voulais, j’étais libre » (l’incipit).
Par ailleurs, la solitude du condamné, les conditions du cachot, l’absence réelle de l’autre sont un obstacle devant son épanouissement individuel, affectif et social. Cette situation oblige le jeune homme à se relier sur soi et à puiser dans son horizon perdu quelques moments de bonheur.
La sentence finale a donc semé le désordre dans la vie de cet homme qui aspire vainement à une grâce. Elle a secoué violemment son monde intérieur, sa psychologie, son existence, son passé, son présent et son avenir. Ce jugement a bel et bien détruit cette linéarité du temps que l’homme perçoit et exploite pour donner un sens à son existence. Sous l’effet du choc, le condamné perd tout contrôle sur le temps. Il essaie de l’organiser suivant sa psychologie, son présent insensé et aspirations. Il substitue au temps biologique un autre, le temps psychologique. Il éprouve ainsi une angoisse à parler de sa vie. « j’avais le paradis dans le cœur. C’est une soirée que je me rappellerai toute ma vie. Toute ma vie ! » (chapitre33). Cette attitude est la conséquence effective d’un jugement qui met fin à une vie, toute une vie dans un moment précis et à une heure précise. Cette tentative de faire retourner les aiguilles du temps au sens contraire montre combien la souffrance du condamné est immense face à la guillotine. « quand j’ai rêvé une minute à ce qu’il y a de passé dans ma vie et que je reviens au coup de hache qui doit la terminer tout à l’heure, je frissonne comme dans une chose nouvelle. » (chapitre 34).
L’évocation du passé ne fait qu’augmenter la souffrance du condamné. C’est une période de bonheur, d’amour et d’aventure. La peine de mort a détruit tout ce bonheur et a privé le condamné de la fierté d’être père et de l’allégresse affective à entendre ce mot de « papa » que sa fille Marie refuse d’émettre lors de sa visite.
« et je suis retombé sur ma chaise, sombre, désert, désespéré. A présent ils devraient venir ; je ne tiens plus à rien ; la dernière fibre de mon cœur est brisée. Je suis bon pour ce qu’ils vont faire » (chapitre43).
Le dernier jour d‘un condamné à mort " De Victor HUGO
Schémas narratif et actanciel par Smail El yazidi
Le schéma narratif du récit:
Situation initiale: Le personnage-narrateur menait une vie heureuse avec sa famille, sa fille Marie, sa femme et sa mère jusqu'au jour du crime qui a bouleversé sa vie.

NB: Le récit commence in medias res c'est-à-dire le moment où l'action est déjà engagée. Puisque le plus important est la contestation de la peine de mort, l'auteur fait ellipse de cette situation initiale et passe directement aux faits. Toutefois il nous est facile de déduire cette situation initiale à travers les flashes back. (Analepses, retour en arrière).
Elément perturbateur: Le meurtre commis par le narrateur-personnage.
Péripéties: Le jugement, l'emprisonnement, la condamnation à la peine de mort, recherche du condamné d'une solution pour préserver sa vie.
Dénouement: Il n'y a pas de dénouement. Le condamné garde l'espoir jusqu'à quelques moments avant l'exécution, mais à ce moment-là les bourreaux préparent l'exécution. C'est une clausule ouverte, aux lecteurs d'imaginer la fin puisque pour l'auteur ce qui compte c'est la dénonciation de l'horrible peine de mort.
Situation finale: L'auteur a fait l'ellipse de la situation finale pour amener le lecteur à réfléchir.
Le schéma actanciel du récit:
destinateur"l'instinct de vie & la crainte da la mort & le devoir parental"=====> destinaire "le narrateur & sa fille Marie sa femme et sa mére
sujet
le narrateur
objet
sauver sa vie
adjuvant " pas d'adjuvant sauf l'avocat" opposants " les magistrats & les gendarmes & la foule & le directeur de la prison & l'aumonier & la société
Le dernier jour d‘un condamné à mort " De Victor HUGO
Ce roman est l’un des premiers écrits par Victor Hugo.
Dans sa préface il nous dit son souhait d’écrire un « plaidoyer contre la peine de mort »
Pour ce faire, il donne la parole à un condamné, qui sait qu’il va mourir.
Ce dernier ne cherche pas à rejeter la faute qu’il a commise, il ne se révolte pas… il vit, seconde après seconde, les moments qui le séparent de sa mort
Victor Hugo lui donne la parole : et nous entendons, nous voyons, nous ressentons ce que le condamné entend, voit, ressent.
Le point de vue interne joue à merveille, on se sent proche de cet homme ; on s’identifie à lui… on ne peut pas supporter de savoir que dans quelques heures, il va mourir et l’on éprouve un grand deuil quand les mots ne s’écrivent plus, quand la plume n’a plus de main pour la tenir.
Magnifique et grandiose écriture que celle de Victor Hugo dans ce monologue intérieur : les procédés d’emphase, les effets surprenants de personnification, les gradations… quelle plaidoirie !

1. Quel est le narrateur de ce roman ?
à quelle personne est-il écrit ?
Comment appelle-t-on ce point de vue ?
Quelles sont les conséquences (sur le lecteur) de cette façon de raconter les choses ?
A quel type de caméra cela correspond-il au cinéma ?
2. Expliquez pourquoi on ne peut pas nommer cette œuvre :
· Une autobiographie ?
· Une confession ?
· Un journal intime ?
· Une lettre ?
· Des mémoires ?
3. Le personnage :
· Sur ce qu’on apprend de lui, de ses façons de se conduire…, peut-on dire qu’il est : cultivé/ ignare/grossier/ pauvre ? vous appuierez votre réponse en citant un bref extrait
· Quelles sont ses relations avec les autres prisonniers qu’il rencontre ?
· Quels sont ses souvenirs (extraits) sur son enfance/ les femmes/ sa femme/
· Quelles pensées a-t-il envers son enfant ?
4. le crime
Par quels moyens Victor Hugo parvient-il à ne pas nous révéler les actes du condamné ?
· quand il aurait pu en parler ( au procès, ch.2)
· à cause de l’état psychologique du condamné
· par un artifice romanesque
Etude de texte: Victor Hugo, Dernier jour d'un condamné

Chapitre premier
Mise en situation: Il s'agit de l'incipit.

Qui est le personnage principal de l'œuvre?
Pour quel crime est-il condamné?
Pourquoi l'auteur s'est contenté de quelques informations ?
Analyse:
1) Quel est le genre de ce texte?
2) Quel est son type?
3) Quelle est la visée de l'auteur?
4) S'agit-il d'un discours ou d'un récit?
5) Qui parle dans ce passage? A qui? De quoi? Où? Quand?
6) Quelle idée obsède l'esprit du narrateur? Relevez le portrait de cette idée?(tableau)
7) Quelle est donc le point de vue de la narration?
Relevez les indicateurs temporels et les temps verbaux et dégagez l'opposition autour de laquelle le texte est construit.
9) Relevez les champs lexicaux dominants dans ce passage. Comment servent-ils cette opposition?
10) Dites en quoi cet incipit remplit-il sa fonction informative?
Traces écrites:
Il s'agit d'un roman à thèse où l'auteur dénonce la peine de mort. Le texte est un récit qui s'apparent à un discours. En effet, le narrateur s'adresse à lui-même; c'est un monologue intérieur. Le narrateur étant lui-même le personnage principal, le texte est à la première personne avec une focalisation intérieur qui nous permet de vivre avec ce pauvre condamné ses derniers jours attendant l'exécution. Une idée préoccupe l'esprit du narrateur sa condamnation à mort. Cette idée l'obsède, il la décrit comme une femme qui le secoue avec ses deux mains d'où la personnification. Le texte est riche en termes appartenant au champ lexical "la prison". Pimp My Profile Oedipe, dans la mythologie grecque,c'est le roi de Thèbes, fils de Laïos et de Jocaste, roi et reine de Thèbes.La reine Jocaste attend un enfant. Son mari, Laïos, roi de Thèbes, s'enquiert auprès des dieux, comme il est naturel, de ce qui va venir. La réponse de l'oracle est terrible : " Il tuera son père ; il épousera sa mère". Il décide d'échapper à son destin : il attacha les deux pieds de son fils nouveau-né, qu'ils percent, et ils ordonnent qu'il soit abandonné dans la montagne, aux bêtes sauvages sur les flancs du mont Cithéron. Ce mythe passionnant est à l'origine de la tragédie d'Antigone. lyccé ibn-hani "par smail el yazidi"1.b.s1
jean anouilh

Il naît en 1910 à Bordeaux d’un père tailleur et d’une mère violoniste. A partir de 1921, il vit à Paris et se prend très tôt de passion pour l’écriture théâtrale..

Il connaît un succès triomphal en 1938 avec Le Bal des voleurs, que monte André Barsacq le futur metteur en scène d’Antigone. Jean Anouilh devient alors une figure parisienne, un auteur à la mode. Il adopte un style personnel.

Il ne cesse pas d’écrire pendant l’Occupation, et donne Eurydice en 1941. Mais dans ce climat troublé il se sent décalé, à l’écart, et refuse d’afficher une opinion tranchée. Face aux nazis et à la Résistance, il se veut au-dessus de la mêlée et refuse de suivre quelque mouvement que ce soit, ce qui lui sera abondamment reproché. En 1944, Antigone est jouée pour la première fois. Elle connaît le succès, mais avec un parfum de scandale. Dans le contexte de la fin de la guerre, la pièce est accusée .
le mythe

Oedipe,dans la mythologie grecque,c'est le roi de Thèbes, fils de Laïos et de Jocaste, roi et reine de Thèbes.

La reine Jocaste attend un enfant. Son mari, Laïos, roi de Thèbes, s'enquiert auprès des dieux, comme il est naturel, de ce qui va venir. La réponse de l'oracle est terrible : " Il tuera son père ; il épousera sa mère". Il décide d'échapper à son destin : il attacha les deux pieds de son fils nouveau-né, qu'ils percent, et ils ordonnent qu'il soit abandonné dans la montagne, aux bêtes sauvages sur les flancs du mont Cithéron. Le bébé gémissant émeut le cœur du serviteur chargé de la besogne. Il le confie à des bergers du roi de Corinthe, qui l'amènent à leur maître Polybos, roi de Corinthe. Sa femme Périboe désespérait justement d'avoir un héritier, Polybos l'appela Œdipe (" celui qui a les pieds enflés ", en grec) et l'éleva comme son propre fils. Des années passent. Un jour, pendant une querelle, un Corinthien traite Œdipe d'enfant trouvé. Celui-ci, alarmé, part demander la vérité à Pythie de Delphes. En chemin, un vieillard monté sur un char lui commande, un peu trop impérieusement, de s'écarter de son chemin. Œdipe, qui a le sang vif, le tue. C'était bien sûr le roi Laïos, son père. Ainsi, Œdipe accomplit la prophétie sans le vouloir.
Œdipe arriva à Thèbes, qui était sous la coupe d'un monstre sanguinaire appelé le Sphinx, lion à tête de femme. La créature bloquait les routes menant à la ville, tuant et dévorant les voyageurs qui ne pouvaient résoudre l'énigme fameuse qu'elle leur proposait : " Quel est l'animal qui le matin marche sur quatre pieds, à midi sur deux et le soir sur trois ?". Œdipe répond sans hésiter que c'est l'homme, qui au matin de sa vie marche à quatre pattes, va sur ses deux jambes à l'âge adulte et s'aide d'une canne pour soutenir sa vieillesse. Le Sphinx, vexé, se suicide. Œdipe s'attira les faveurs de la ville pour avoir libéré Thèbes du Sphinx. En remerciement, les Thébains le firent roi et lui donnèrent comme épouse la veuve de Laïos, Jocaste. Pendant de nombreuses années, le couple vécut heureux, ne sachant pas qu'ils étaient en réalité mère et fils. La seconde partie de l'oracle est accomplie.
Les années passent, des enfants naissent du couple incestueux, deux garçons (Etéocle et Polynice) et deux filles, Antigone et Ismène.
Jusqu'au jour où la peste ravagea le pays. La vérité est dévoilée et Jocaste s'en suicide de désespoir, et lorsqu' Œdipe se rendit compte qu'elle était morte et que leurs enfants, Etéocle, Polynice, Antigone et Ismène, étaient maudits, il se creva les yeux,. Il part sur les routes, la main sur l'épaule d'Antigone, chercher un pardon problématique..
Résumé

Écrite en 1942, la pièce fut représentée le 4 février 1944 . L'époque : les derniers mois de l'Occupation. Ce fut un très grand succès.
Antigone se présente comme formant un tout : pas de division en actes, ni en scènes.

L'exposition
Au début, le Prologue s'avance vers le public et lui présente tous les personnages. Ils sont tous en scène. Le Prologue les montre, et nous parle de leur caractère et leur rôle.


Antigone et sa nourrice
La nourrice surprend Antigone, qui rentre de l'extérieur sur la pointe des pieds, ses souliers à la main. Elle a été, dit-elle, se promener dans la campagne.


Antigone et Hémon
Une scène pleine d’émotion. La jeune fille veut d'abord s'assurer de l'amour d'Hémon. Elle aurait été heureuse d'être sa femme, et était prête à se donner à lui la veille au soir parce que... Mais avant de lui dire pourquoi, elle lui fait jurer de ne pas la questionner. Il le fait, et frappé de stupeur, il entend : « parce que jamais, jamais, je ne pourrai t'épouser ». À Ismène, revenue, qui essaye de la raisonner, Antigone apprend la vérité : elle est allée enterrer son frère pendant la nuit.


Arrestation d'Antigone
C'est le moment de la « crise ». Le ressort est bandé. Le Chœur en profite pour entrer, et, s'adressant au public, explique sa conception de la tragédie. C'est le moment où la jeune fille entre en scène, poussée par les gardes. Antigone était revenue sur les lieux en plein jour.


Antigone et Créon
Scène capitale entre Créon et Antigone, scène où se on touche le sens de la pièce. On peut distinguer plusieurs étapes. Créon est assez calme au début. Il espère étouffer l'affaire en faisant disparaître les trois gardes. Antigone lui annonce qu'elle recommencera. Créon change de stratégie et use d’autres arguments mais en vain.
Poussé à bout, Créon appelle ses gardes. Malgré les reproches du Chœur, les supplications d'Hémon, Créon avoue qu'il n'a rien pu faire pour sauver Antigone et qu'elle voulait mourir. Hémon sort comme un fou.

Antigone et le garde
Antigone reste seule avec le garde. Cette scène nous montre l'isolement d'Antigone à l'heure de sa mort. Le garde parle de ses petits problèmes à lui, et apprend à Antigone qu'elle va être enterrée vivante.

Prologue de l'Antigone d'Anouilh.
Voila. Ces personnages vont vous jouer l'histoire d'Antigone. Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. Elle pense qu'elle va être Antigone tout à l’heure, qu'elle va surgir soudain de la maigre jeune fille noiraude et renfermée que personne ne prenait au sérieux dans la famille et se dresser seule en face du monde, seule en face de Créon ,son oncle, qui est le roi. Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aime vivre. Mais il n'y a rien à faire. Elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout...Et, depuis que ce rideau s'est levé, elle sent qu'elle s'éloigne à une vitesse vertigineuse de sa sœur Ismène, qui bavarde et rit avec un jeune homme, de nous tous, qui sommes là bien tranquilles à la regarder, de nous qui n'avons pas à mourir ce soir.

Le jeune homme avec qui parle la blonde, la belle, l'heureuse Ismène, c'est Hémon, le fils de Créon. Il est le fiancé d'Antigone. Tout le portait vers Ismène:son goût de la danse et des jeux, son goût du bonheur et de la réussite, sa sensualité aussi, car Ismène est bien plus jolie qu'Antigone, et puis un soir, un soir de bal où il n'avait dansé qu'avec Ismène, un soir où Ismène avait été éblouissante dans sa nouvelle robe ,il a été trouver Antigone, qui rêvait dans un coin, comme en ce moment, ses bras entourant ses genoux, et lui a demandé d'être sa femme. Personne n'a jamais compris pourquoi. Antigone a levé sans étonnement ses yeux graves sur lui et elle lui a dit 'oui' avec un petit sourire triste...L'orchestre attaquait une nouvelle danse, Ismène riait aux éclats, là-bas, au milieu des autres garçons, et voilà, maintenant, lui, il allait être le mari d'Antigone. Il ne savait pas qu'il ne devrait jamais exister de mari d'Antigone sur cette terre et que ce titre princier lui donnait seulement le droit de mourir.

Cet homme robuste, aux cheveux blancs, qui médite là, près de son page, c'est Créon. C'est le roi. Il a des rides, il est fatigué. Il joue au jeu difficile de conduire les hommes. Avant, du temps d'Oedipe, quand il n'était que le premier personnage de la cour, il aimait la musique, les belles reliures, les longues flâneries chez les petits antiquaires de Thèbes. Mais Oedipe et ses fils sont morts. Il a laissé ses livres, ses objets, il a retroussé ses manches et il a pris leur place.

Quelquefois, le soir, il est fatigué, et il se demande s'il n'est pas vain de conduire les hommes. Si cela n'est pas un office sordide qu'on doit laisser à d'autres, plus frustes...Et puis, au matin, des problèmes précis se posent, qu'il faut résoudre, et il se lève, tranquille, comme un ouvrier au seuil de sa journée.

La vieille dame qui tricote, à coté de la nourrice qui a élevé les deux petites, c'est Eurydice, la femme de Créon. Elle tricotera pendant toute la tragédie jusqu'a ce que son tour vienne de se lever et de mourir. Elle est bonne, digne, aimante. Elle ne lui est d'aucun secours. Créon est seul. Seul avec son petit page qui est trop petit et qui ne peut rien non plus pour lui.

Ce garçon pâle, là-bas, qui rêve adossé au mur, c'est le Messager. C'est lui qui viendra annoncer la mort d'Hémon tout à l'heure. C'est pour cela qu'il n'a pas envie de bavarder ni de se mêler aux autres...Il sait déjà...

Enfin les trois hommes rougeauds qui jouent aux cartes, leur chapeau sur la nuque, ce sont les gardes. Ce ne sont pas de mauvais bougres, ils ont des femmes, des enfants, et des petits ennuis comme tout le monde, mais ils vous empoigneront les accusés le plus tranquillement du monde tout à l'heure. Ils sentent l'ail,le cuir et le vin rouge et ils sont dépourvus de toute imagination. Ce sont les auxiliaires toujours innocents et satisfaits d'eux-mêmes, de la justice. Pour le moment, jusqu'à ce qu'un nouveau chef de Thèbes dûment mandaté leur ordonne de l'arrêter à son tour, ce sont les auxiliaires de la justice de Créon.

Et maintenant que vous les connaissez tous, ils vont pouvoir vous jouer leur histoire. Elle commence au moment où les deux fils d'Oedipe, Etéocle et Polynice, qui devaient régner sur Thèbes un an chacun à tour de rôle, se sont battus et entre-tués sous les murs de la ville, Etéocle, l'ainé, au terme de la première année de pouvoir ayant refusé de céder la place à son frère. Sept grands princes étrangers que Polynice avait gagné à sa cause ont été défaits devant les sept portes de Thèbes. Maintenant la ville est sauvée, les deux frères ennemis sont morts, et Créon, le roi a ordonné qu'à Etéocle, le bon frère, il serait fait d'imposantes funérailles, mais que Polynice, le vaurien, le révolté, le voyou, serait laissé sans pleurs et sans sépulture, la proie des corbeaux et des chacals. Quiconque osera lui rendre les devoirs funèbres sera impitoyablementpuni de mort.

Lire le prologue de Jean Anouilh.

Grâce à quoi connaît-on le décor ? Caractérisez-le. Justifiez son choix ? Qui parle ? Est-il un personnage ? Quel est son rôle ? A qui s’adresse-t-il ? Quel vocabulaire montre qu’il est extérieur à l’action ? Quel est l’effet produit ? Quel est son niveau de langue ? Relevez et classez les termes qui permettent de présenter les personnages. Quelle est l’impression produite ? Y a-t-il un ton dominant ? Expliquez et donnez des exemples. Relevez les anachronismes. Quel est leur rôle ? (1)

Pistes de lecture

Au début, le Prologue s'avance vers le public et lui présente tous les personnages. Ils sont tous en scène, isolés ou en groupe. Ils bavardent, se livrent aux occupations auxquelles il est fait allusion. Le Prologue nous les montre, et nous indique brièvement leur caractère et leur rôle. Il passe ainsi successivement en revue Antigone, la petite maigre qui pense qu'elle va mourir ;sa sœur, la belle, l'heureuse Ismène, qui parle avec Hémon, le fiancé d'Antigone ; le roi Créon, le père d'Hémon, qui, près de son page, médite sur la tâche difficile de conduire les hommes ; sa femme Eurydice, qui ne lui est d'aucun secours et ne fera que tricoter pendant toute la tragédie ; la nourrice d'Antigone ; le messager qui interviendra au dénouement ; enfin les trois gardes, auxiliaires du pouvoir, qui jouent aux cartes dans leur coin. En tout, onze personnages. Ils partent avec le Prologue, une fois que celui-ci a résumé la situation.
Activités familières : bavarde, jeu . Inattendu dans la tragédie. / Présence de la première et deuxième du pluriel. / On s’adresse au spectateur a travers le vous plus d’illusion théâtrale. Nous = je spectateur / lien scène et salle
Termes jouer / évocation du lever du rideau / didascalies, ont pour objet de présenter les personnages comme des figures imaginaires.
Présentation d'Antigone et d’Ismène. Portrait d’Antigone. Insistance sur sa jeunesse et son dépouillement Psychologie : être marginal, obstiné qui se révolte.
Ismène se définit par rapport à sa sœur. On insiste sur sa beauté , blondeur. Idée de bonheur / superficiel.
Fatalité du destin tragique de l'intrigue.
Nombreuses choses inconnues du monde grec(anachronismes) : cartes, tricotent / Bal, robe à plutôt soirée moderne / Registre de langue courant et familier : la petite maigre, il n'y a rien à faire, voila, il a été trouvé Antigone…


LE CHOEUR

Et voilà .Maintenant le ressort est bandé . Cela n’a plus qu’a se dérouler tout seul. C’est cela qui est commode dans la tragédie .On donne le petit coup de pouce pour que cela démarre, rien ,un regard pendant une seconde à une fille qui passe et lève les bras dans la rue, une envie d’honneur un beau matin, au réveil, comme de quelque chose qui se mange, une question de trop qu’on se pose un soir…

C’est tout. Après, on n’a plus qu’a laisser faire. On est tranquille. Cela roule tout seul. C’est minutieux, bien huilé depuis toujours. La mort, la trahison, le désespoir sont là, tout prêt, et les éclats, et les orages, et les silences, tous les silences : le silence quand le bras u bourreau se lève à la fin, le silence au commencement quand les deux amants sont nus l’un en face de l’autre pour la première fois, sans oser bouger tout de suite, dans la chambre sombre, le silence quand les cris de la foule éclatent autour du vainqueur-et on dirait un film dont le son s’est enrayé, toutes ces bouches ouvertes dont il ne sort rien, toute cette clameur qui n’est qu’une image, et le vainqueur, déjà vaincu, seul au milieu du silence…

C’est propre la tragédie . C’est reposant, c’est sur …Dans le drame, avec ses traîtres, avec ses méchants acharnés, cette innocence persécutée, ces vengeurs, ces terre-neuve, ces lueurs d’espoir, cela devient épouvantable de mourir, comme un accident. On aurait peut-être pu se sauver, le bon jeune homme aurait peut-être pu arriver à temps avec les gendarmes. Dans la tragédie on tranquille. D’abord, on est entre soi. On est tous innocents en somme ! Ce n’est pas parce qu’il y en a un qui tue et l’autre qui est tué. C’est une question de distribution. Et puis, surtout, c’est reposant, la tragédie, parce qu’on sait qu’il n y a plus d’espoir, le sale espoir; qu’on est pris, qu’on est enfin pris comme un rat, avec tout le ciel sur son dos, et qu’on n’a plus qu’a crier, - pas à gémir, non pas à se plaindre,- à gueuler à pleine voix ce qu’on avait à dire, qu’on n’avait jamais dit et qu’on avait à dire, qu’on n’avait jamais dit, et qu’on ne savait peut être pas encore. Et pour rien : pour se le dire à soi, pour l’apprendre, soi. Dans le drame, on se débat parce qu’on espère en sortir. C’est ignoble, c’est utilitaire. Là, c’est gratuit . C’est pour les rois. Et il n’y a plus rien à tenter, enfin !

Antigone est entrée poussée par les gardes.

Analyser le rôle du chœur (p. 53 à p. 55)

Définir le rôle du Chœur.

A quel moment de la pièce intervient ce passage ?

Quels sont les deux sujets de cette intervention ?

Quelle figure de style le souligne? nommez-la et expliquez-la.

Quel registre est employé ? Donnez des exemples.

Quelles différences le chœur fait-il entre tragédie et drame ?

Pistes de lecture

Il entre en scène au moment où la progression et l’intensité dramatique de la pièce a atteint son point de non-retour. Le chœur présente la suite fatale de l’action, s’oppose au genre littéraire du drame et explique son idée de la tragédie.

Une métaphore filée de la fatalité tragique : une mécanique bien remontée : ressort bandé / se dérouler tout seul /cela démarre /cela roule tout seul /bien huilé /.

C'est une image d’un fonctionnement tragique préréglé, mécanique, qui bascule la notion ancienne de fatalité divine, dans la tragédie, vers une notion moderne de nécessité, sans intervention des Dieux.

Le registre est familier : commode, petit coup de pouce, laisser faire, roule tout seul .

le chœur souligne ce qui oppose

la tragédie

Mort, trahison, désespoir /« pour les rois » « On est entre soi »/« plus d’espoir, ce sale espoir »« on est tranquille »/« c’est gratuit »

au drame

L’innocence persécutée/Traîtres, méchants, / innocents, vengeurs/ « on se débat, parce qu’on espère en sortir »/ « c’est utilitaire »

Antigone et Ismène.



Pistes de lecture

le sujet de conversation des deux soeurs ; L’enterrement de Polynice.
le point de vue d’ Ismène ; Ismène ne veut pas l’enterrer, mais obéir au roi. Elle dit « c’est une bêtise » (p.24).
Ses raisons ; Elle se soumet aux ordres du roi, parce que la ville est d’accord avec lui et qu’elle a peur de la souffrance. Elle ne se sent pas la force de s’opposer car elle est une fille et n’est pas courageuse.
le point de vue d’Antigone ; Antigone refuse de trop réfléchir et accepte son devoir « à chacun son rôle, ç’a été distribué ». Elle va l’enterrer et désobéir.
les répliques d’Antigone ; des phrases négatives qui expriment sa position. : « je ne veux pas avoir raison », « je ne veux pas comprendre un peu », « moi, je ne suis pas le roi », « il ne faut pas que je donne l’exemple ».
Ce qu'elle veut : agir selon son point de vue, sa morale, sa conscience, sans chercher à raisonner, spontanément, instinctivement.
Cette scène présente, comme dans l’exposition, deux tempéraments opposés : Ismène faible, lâche, soumise, Antigone, entière, révoltée, insoumise
Antigone et Hémon.
Antigone apparaît sous un visage humain, elle doute de sa séduction. Elle se montre à la fois femme, épouse et mère.
Elle envisage un bonheur passionné, simple, familial , mais elle l’abandonne. Elle n’y croit pas : répétition du mot « vrai ». Elle doute aussi, craint une erreur d’Hémon et le pouvoir de séduction d’Ismène. Elle emploie le conditionnel « le petit garçon que nous aurions eu, je l’aurais défendu, l’aurais serré, il aurait eu, tu aurais eu ». Elle sait, elle, ce qui ne s’accomplira pas, elle sait son destin. Il y a décalage entre elle et Hémon.
Le personnage devient tragique : elle abandonne le projet de bonheur, elle plonge Hémon dans le malheur (didascalie : il s’éloigne). Elle se condamne par là et condamne les autres au destin qu’elle a choisi pour eux tous. Le destin ne peut que s’accomplir
Antigone et Créon.

L ’attitude de Créon : Créon tente de désamorcer le conflit, préférant étouffer le scandale et raisonner la jeune fille : « tu vas dire… que tu n’es pas sortie depuis hier ».
Il cherche à lui faire exposer les motifs de son geste parce qu’il ne sont pas clairs dans l’esprit d’Antigone. Il lui montre qu’elle a agit malgré : l’interdiction du roi, le fait que son frère soit un traître, le châtiment encouru. Puis, il lui prouve qu’elle l’a fait par orgueil « l’orgueil d’Œdipe », et montre une affection bourrue envers elle.
Antigone réfute tous ces arguments et se montre doucement résolue : « je ne joue pas ».
Aucun des deux ne croit à la nécessité de l’enterrement. Créon, lui parle de « folie », de « geste absurde », adjectif repris par Créon « c’est absurde » et Antigone.
« Pour personne. Pour moi ». Antigone n’agit ni contre le pouvoir, ni par respect du rite religieux dont Créon vient de peindre l’absurdité , mais par fidélité à elle-même, à sa conscience, à son idéal de vie








Pimp My Profile Pierre Boulle, La planète des singes.

Biographie de l'auteur:

Pierre Boulle est né le 20 février 1912 à Avignon. Devenu ingénieur en électricité, il part en 1936 comme planteur de caoutchouc, en Malaisie. Pendant la seconde guerre mondiale, il s'engage dans les forces françaises libres en 1941. Affecté en Birmanie, en Chine et en Indochine, il est prisonnier mais réussit à s'évader et rentre en France. Il meurt en 1994 à Paris.
Son œuvre de science-fiction est importante comme en témoigne le succès international de la Planète des singes en 1963. Son roman ressemble à un conte philosophique et moral aux échos voltairiens en forme d'anticipation. Armé d'une plume acérée et ironique, P.Boulle révèle, quelque soit le genre abordé, une passion pour le paradoxe, la confrontation de l'homme à l'irrationnel et à l'absurde et évoque l'héroïsme et le courage humain dans l'adversité.
Parmi ses œuvres:
Le pont de la rivière Kwai en 1952 qui le rendit célèbre et fut transposé à l'écran en 1957 par David Lean.

La science fiction:

L'expression vient d'un terme américain importé vers 1950 et désigne les récits d'imagination scientifique, ce qui signifie que la fiction se construit à partir de faits scientifiques réels ou possibles.
Le terme français le plus proche est roman d'anticipation, mais il est restreint puisqu'il semble limiter ses projets à l'avenir.

Le schéma narratif: (révision du schéma narratif)

Dans ce roman, il y a deux récits, l'un enchâssé dans l'autre (mise en abyme). D'où la nécessité de distinguer deux schémas narratifs distincts.

Récit assumé par le narrateur primaire:

Situation initiale: voyage touristique de Jinn et phylis dans un vaisseau spatial.

Evénement perturbateur:Découverte d'une bouteille contenant un manuscrit voguant dans l'espace.

Péripéties: Lecture du manuscrit par les deux touristes. Commentaires de Phylis qui interrompt Jinn. Phylis semble troublée.

Dénouement: Fin de la lecture du manuscrit. Attribution du manuscrit à une quelconque mystification.

Situation finale: retour au port des deux touristiques.

Récit assumé par Ulysse Mérou:

Situation initiale: voyage interplanétaire d'Ulysse Mérou. Antelle et Arthur Levain, et l'atterrissage sur la planète de soror. (Chapitre II, III, IV, V, VII, VIII)

Elément perturbateur: La captivité des cosmonautes qui sont arrêtés par des singes.( chapitres IX, parie I)

Péripéties: Mort d'Arthur Levain. Emprisonnement d'Ulysse dans une cage. Expériences des singes pratiques sur les humains. Exposition du professeur dans un zoo. Entrée en communication d'Ulysse avec les singes. Reconnaissance de son intelligence,. Sympathie de Zira et de Cornélius avec l'humain. Libération d'Ulysse. Grossesse de Nova qui accouche d'un garçon. Retour d'Ulysse, Nova et leur enfant à la terre. Menace de mort à l'encontre d'Ulysse, Nova et l'enfant (chapitre X, partie I au chapitre XI partie III)

Dénouement: Voyage d'Ulysse, Nova et Sirius à destination de la terre. (Première partie du chapitre XI,

Situation finale: Retour à la terre et découverte d'une réalité terrible: les singes sont les maîtres de la planète terre. (Deuxième partie du chapitre XI, partie III)

Le schéma actanciel:

LeDestinateur Destinataire
Devoir de sauver le genre humain

Le devoir filial (sauver Sirius et Nova)
Sujet
Ulysse Mérou Les êtres humains


Nova, Sirius et Ulysse


Objet
Sauver le genre humain
Adjuvants

Zira, Cornélius

Opposants

Singes fidèles à Mi Zaius


La mise en abyme:

Dans ce roman, il y a deux récits: l'un imbriqué dans l'autre; c'est ce qui est appelé en littérature "la mise en abyme/ abîme)
Les personnages du premier récit sont Jinn et Phyliss. Il y a un narrateur externe qui raconte leur histoire. Ces deux personnages trouveront un manuscrit voguant dans l'espace; il s'agit du deuxième récit qui est assumé par un narrateur personnage de l'histoire, en l'occurrence Ulysse Mérou. Ainsi, Jinn et Phyliss sont-ils les lecteurs du deuxième récit.
Le narrateur du premier récit ne dévoile pas l'identité des deux personnages et ne révèle pas leur nature. Il passera sous silence ces informations importantes jusqu'à la fin du roman, qui est clôt par le retour au premier récit. En se faisant, il crée une grande surprise chez les lecteurs de son roman.
En effet, Jinn et Phyliss sont donnés à voir comme des riches oisifs qui s'octroient un voyage intersidéral à bord de leur vaisseau spatial. Mais dans la clausule du roman, le lecteur découvre que ces touristes sont deux personnages, qui ont usurpé son statut, avant de découvrir leur nature. Et comble du malheur, ces deux créatures affichent à son égard une attitude hautaine et méprisante.
Le statut de lecteur est remis en question. L'homme est remplacé par des singes, pareillement aux personnages du second récit.

Les personnages:

Jinn: Un chimpanzé qui passe des vacances dans l'espace. Ami de Phyliss. Un riche oisif.
Phyliss:Un chimpanzé femelle qui passe des vacances dans l'espace avec Jinn. Une riche oisive.
Ulysse Mérou:Auteur et narrateur de l'aventure sur la planète des singes, il est journaliste et le seul rescapé des trois aventuriers.
Antelle: Un grand savant biologiste. Il impose le choix de l'exploration de Bételgeuse.
Arthur Levain: Jeune physicien et disciple du professeur Antelle. Il a été tué dans la partie de chasse
Hector: Petit chimpanzé que le narrateur a emporté avec lui et qui sera tué par Nova.

Les habitants de la planète des singes:

Les singes

Zira: Une guenon de l'espèce des chimpanzés. Elle est chef de service de l'institut de recherches biologiques où le narrateur a été enfermé dans une cage. Elle sympathique et serviable. Elle a beaucoup aidé le narrateur dans sa dure épreuve;
Cornélius: Fiancé de Zira. Un grand savant biologiste. Il est nommé directeur de l'institut de recherches biologiques après le départ de Zaius. C'est lui qui a monté le plan d'évasion du narrateur avec sa famille.
Hélius: Collègue et ami de Cornélius. Il est le directeur de la division encéphalique
Zanam et zoram:Deux gorilles qui surveillent le pavillon où le narrateur a été interné

Les humains

Nova: La jeune femme qui se baignait dans la piscine naturelle au moment de l'arrivée des trois aventuriers à la planète des singes. Mérou la trouve belle. Elle ne parle pas elle ulule seulement. Elle tombera enceinte du narrateur lors des accouplements imposés par Zais et sera la mère de son fils Sirius
Sirius: Fils de Mérou et de Nova.

Etude de texte. // Chapitre I pp5/7

Jinn et phyliss passaient des vacances merveilleuses, dans l'espace, le plus loin possible des astres habités.
En ce temps-là, les voyages interplanétaires étaient communs; les déplacements intersidéraux, non exceptionnels. Les fusées emportaient des touristes vers les sites prodigieux de Sirius, ou des financiers vers les bourses fameuses d'Arctrus et d'Aldébaran. Mais Jinn et phyliss , un couple de jeunes oisifs, se signalaient dans le cosmos par originalité et par quelque grains de poésie. Ils parcouraient l'univers pour leur plaisir- à la voile
(…..) Ce jour là, Jinn et phyliss étaient allongés cote à cote, au centre de leur ballon, sans autres soucis que de jouir de leurs vacances en se laissant griller par les rayons de leurs trois soleils. Jinn, les yeux clos, ne songeait qu'à son amour pour Phyliss. Couchée sur le flanc, Phyliss regardait l'immensité du monde et se laissait hypnotiser, comme cela lui arrivait souvent, par la sensation cosmique du néant.
Elle sortit soudain de son rêve, fronça le sourcil et se dressa à demi. Un éclair insolite avait traversé ce néant. Elle attendit quelques secondes et perçut un nouvel éclat, comme un rayon reflétant un objet brillant. Le sens du cosmos, qu'elle avait acquis au cours de ses croisières ne pouvait la décevoir. D'ailleurs, Jinn, alerté, fut de son avis, et il était inconcevable que Jinn fit une erreur en cette matière: un corps étincelant sous la lumière flottait dans l'espace, à une distance qu'ils ne pouvaient encore préciser. Jinn saisit des jumelles et les braqua sur l'objet mystérieux, tandis que phyliss s'appuyait sur son épaule.
Son visage devint sérieux. Il laissa tomber les jumelles, dont elle s'empara aussitôt.
" C'est un objet de petite taille, dit-il. Cela semble être du verre….laisse-moi donc regarder.
" C'est une bouteille, chérie.
Il s'approcha. Il va plus vite que nous. On dirait…."
_une bouteille!
Elle regarda à son tour.
Une bouteille, oui. Je la vois distinctement. Elle est en verre clair. Elle est bouchée; je vois le cachet. Il y a un objet blanc à l'intérieur…du papier, un manuscrit, sûrement. Jinn, il nous faut l'attraper!"

Pierre Boulle, La planète des singes, Pocket

Compréhension:

1) Situez le passage.
2) Le début du roman place l'histoire dans un temps imprécis et un espace lointain. Relevez les indices spatio-temporels qui le montrent. En quoi ce cadre constitue-t-il le lieu privilégié d'événements relevant à la fois de la science et de la fiction.
3) Comment, cependant, dans ce cadre de science fiction, le narrateur crée-t-il l'illusion de réel?
4) Quelles étapes du schéma narratif retrouve-t-on dans cet extrait? Relevez les indices qui le délimitent.
Comparez la situation des deux personnages au début et à la fin du passage.
5) Ce passage est le début d'un récit cadre. Quels sont les éléments annonciateurs d'un autre récit?

Réponses:

Il s'agit dans ce passage de l'incipit .Deux personnages partent passent des vacances merveilleuses dans l'espace. Ni le temps ni l'espace ne sont précis: "en ce temps-là, ce jour-là, l'espace le plus loin des astres habités."Le lieu privilégié de la science" le sens du cosmos….inconcevable que jinn fit une erreur en cette matière" et la fiction" trois soleils…" Tous ces ingrédients s'entremêlent pour nous donner l'illusion du réel. Ce récit cadre a pour fonction de nous présenter le cadre patio temporel et les personnages. Nous avons la situation initiale"Jinn et Phyliss passaient….périlleuses" et la perturbation" Ce jour-là …L'attraper". Nous avons d'ailleurs l'annonce d'un autre récit" il nous faut l'attraper" On annonce le récit expliquant le contenu de la bouteille.

Chapitre II pp 9/10

(Fin du ch. I)

Il réduisit le volume de la sphère de façon qu'elle flottât mollement dans l'espace, s'assura qu'aucun obstacle ne se dressait devant eux, puis s'allongea auprès de son amie et commença à lire le manuscrit.

(Chap. II)

Je confie ce manuscrit à l'espace, non dans le dessein d'obtenir du secours, mais pour aider, peut-être, à conjurer l'épouvantable fléau qui menace la race humaine. Dieu ait pitié de nous.
"La race humaine, souligna, Phyliss, étonnée.
-C'est ce qui est écrit, confirma Jinn. Ne m'interrompt pas dès le début. " Et il reprit sa lecture.
Pour moi, Ulysse Mérou, je suis reparti avec ma famille dans le vaisseau cosmique. Nous pouvons subsister pendant des années. Nous cultivons à bord des légumes, des fruits et élevons une basse-cour. Nous ne manquons de rien. Peut-être trouverons-nous un jour une planète hospitalière. C'est un souhait que j'ose à peine formuler. Mais voici, fidèlement rapporté le récit de mon aventure.
C'est en l'an 2500 que je m'embarquais avec deux compagnons dans le vaisseau cosmique, avec l'intention d'atteindre la région de l'espace où trône en souveraine l'étoile super géante Bételgeuse.
C'était un projet ambitieux, le plus vaste qui eut jamais été formé sur terre.

Pierre Boulle, La planète des singes, Pocket

Compréhension:

1) Quel est l'intérêt du 1er paragraphe (fin du 1er chap.)?
2) S'agit-il du même narrateur dans le récit cadre et dans le récit enchâssé?
3) Qu'est ce qui motive l'écriture du manuscrit par Ulysse Mérou? Pourquoi invoque-t-il dieu?
4) Quel est le temps dominant dans le passage écrit à la première personne? Expliquez le recours aux temps du passé. Que représente l'an 2500 dans cet extrait de science fiction?

Réponses:

1) Sachant que nous avons un récit enchâssé dans un autre, le premier étant un récit cadre, il s'agit donc d'une présentation du deuxième récit.
2) Le narrateur du premier récit est un narrateur externe qui nous présente les personnages du premier récit Jinn et Phyllis; alors que celui du deuxième est Ulysse Mérou l'auteur narrateur et personnage principal du second récit celui de la planète des singes.
3) Ulysse écrit ce manuscrit qu'il envoie pour avertir le genre humain du danger qui les guette. Trouvant la planète terre occupée par des singes aussi, il tente d'en prévenir les humains mais son manuscrit n'atteint pas sa destination puisqu'il a été repéré par deux chimpanzés qui le prennent pour une simple mystification.
4) Le temps dominant dans le passage à la première personne est le présent, le temps d'énonciation, le moment où l'auteur narrateur personnage écrit ce manuscrit. L'autre temps est au passé parce qu'il s'agit du temps de l'histoire sensée être déjà produite dans le passé. 2500 étant une année du passé (n'oublions pas que c'est une œuvre de science fiction et que l'œuvre elle-même a été écrite bien avant cette date là 1963.

Chapitre III (première partie)

L'exaltation que procure un pareil spectacle ne peut être décrite: une étoile, hier encor brillante parmi la multitude des points anonymes du firmament, se détacha peu à peu du fond noir, s'inscrivit dans l'espace avec une dimension, apparaissant d'abord comme une noix étincelante, puis se dilata en même temps que la teinte s'affirmait pour devenir semblable à une orange, s'intégra enfin dans le cosmos avec le même diamètre apparent que notre astre du jour familier. Un nouveau soleil était né pour nous, un soleil rougeâtre, comme le nôtre à son déclin, dont nous ressentions déjà l'attraction et la chaleur.
Notre vitesse était alors très réduite. Nous nous approchions encore de Bétélgeuse, jusqu'à ce que son diamètre apparent excédât de loin celui de tous les corps célestes contemplés jusqu'alors, ce qui produisit sur nous une impression fabuleuse. Antelle donna quelques indications aux robots et nous nous mimes à graviter autour de la supergéante. Alors, le savant déploya ses instruments astronomiques et commença ses observations.
Il ne fut pas long à découvrir l'existence de quatre planètes, dont il détermina rapidement les dimensions, et les distances à l'astre central. L'une d'elles, la deuxième à partir de Bétélgeuse, se mouvait sur une trajectoire voisine de la notre. Elle avait à peu près le volume de la terre; elle possédait une atmosphère contenant oxygène et azote; elle tournait autour de Bétélgeuse à une distance égale à trente fois environ celle de la Terre au Soleil, en recevant un rayonnement comparable à celui que capte notre planète, grâce à la taille de la supergéante et compte tenu de sa température relativement basse.
Nous décidâmes de la prendre comme premier objectif. De nouvelles instructions ayant été données aux robots, notre vaisseau fut très vite satellisé autour d'elle. Alors, les moteurs arrêtés, nous observâmes à loisir ce nouveau monde. Le télescope nous y montra des mers et des continents.
Le vaisseau se prêtait mal à un atterrissage, mais le cas était prévu. Nous dispositions de trois engins à fusée, beaucoup plus petits, que nous appelions des chaloupes. C'est dans l'un d'eux que nous primes place, emportant quelques appareils de mesure et emmenant avec nous Hector, le chimpanzé, qui disposait comme nous d'un scaphandre et avait été habitué à s'en accommoder. Quant à notre navire, nous le laissâmes simplement graviter autour de la planète. Il était là plus en sécurité qu'un paquebot à l'ancre dans un port et nous savions qu'il ne dériverait pas d'une ligne de son orbite.
Aborder une planète de cette nature était une manoeuvre facile avec notre chaloupe. Dès que nous eûmes pénétré dans les couches denses de l'atmosphère, le professeur Antelle préleva quelques échantillons de l'air extérieur et les analysa. Il leur trouva la même composition que sur la Terre, à une altitude correspondante. Je n'eus guère le temps de réfléchir à cette miraculeuse coïncidence, car le sol approchait rapidement; nous n'en étions plus qu'à une cinquantaine de kilomètres. Les robots effectuant toutes les opérations, je n'avais rien d'autre à faire que de coller mon visage au hublot et regarder monter vers moi ce monde inconnu, le coeur enflammé par exaltation de la découverte.
La planète ressemblait étrangement à la Terre. Cette impression s'accentuait à chaque seconde. Je distinguais maintenant à l'oeil nu le contour des continents. L'atmosphère était claire, légèrement colorée d'une teinte vert pale, tirant par moments sur l'orangé, un peu comme dans notre ciel de Provence au soleil couchant. L'océan était d'un bleu léger, avec également des nuances. Le dessin des cotes était très différent de tout ce que j'avais vu chez nous, quoique mon oeil enfiévré, suggestionné par tant d'analogies, s'obstinait follement à découvrir là aussi des similitudes. Mais la ressemblance s'arrêtait là. Rien dans la géographie, ne rappelait notre ancien ni notre nouveau continent.
Rien? Allons donc! L'essentiel, au contraire!La planète était habitée. Nous survolions une ville; une ville assez grande, d'où rayonnaient des routes bordées d'arbres, sur lesquelles circulaient des véhicules. J'eus le temps d'en distinguer l'architecture générale: de larges rues; des maisons blanches, avec de longues arêtes rectilignes.
Mais nous devions atterrir bien loin de là. Notre course nous entraîna d'abord au-dessus de champs cultivés, puis d'une forêt épaisse, de teinte rousse, qui rappelait notre jungle équatoriale. Nous étions maintenant à très basse altitude. Nous aperçûmes une clairière d'assez grandes dimensions, qui occupait le sommet d'un plateau, alors que le relief environnant était assez tourmenté. Notre chef décida de tenter l'aventure et donna ses derniers ordres aux robots. Un système de rétrofusées entra en action. Nous fumes immobilisés quelques instants au-dessus de la clairière, comme une mouette guettant un poisson.
Ensuite, deux années après avoir quitté notre Terre, nous descendîmes très doucement et nous nous posâmes sans heurt au centre du plateau, sur une herbe verte qui rappelait celle de nos prairies normandes.

Pierre Boule, La Planète des singes, chap III pp16/18

Compréhension et langue:

1) Quel est le genre de ce texte? Son type?
2) Présentez en quelques lignes l'auteur de l'œuvre.
3) Situez le passage dans l'œuvre.
4) Quel est l'intérêt de ce passage?
5) Quels sont les personnages de ce passage?
6) Quelle impression donne l'apparition de l'étoile géante à nos explorateurs?
7) Relevez les ressemblances qui existent entre la Terre et cette planète.
Remplacez le mot souligné par un équivalent
" Le dessin des cotes était très différent de tout ce que j'avais vu chez nous, quoique mon œil enfiévré, suggestionné par tant d'analogies; s'obstinât follement à découvrir des similitudes."

9) Le texte est mené par quel type de focalisation
10) Relevez du texte les mots appartenant au champ lexical de l'espace.
11) Relevez du texte:
a) une comparaison
b) une métaphore
c) une hyperbole.
12) A qui renvoient les pronoms suivants: "je", "nous", "notre"?

Réponses:

1) C'est un roman de science-fiction. Le type de ce texte est narratif à dominante descriptive.
2) Pierre Boule, l'auteur de La planète des singes, est un écrivain français. Il est né en 1912 à Avignon; Ingénieur d'électricité, il travailla comme planteur de caoutchouc en malaisie. Puis il s'immobilisa dans l'armée, se fit prisonnier et réussit à s'évader. Il rentra en France; son expérience militaire fut la source d'inspiration majeure du pont de la rivière Kwai, un roman publié en 1951 dont l'adaptation cinématographique fut un succès mondial. Même succès fut réservé à La planète des singes, belle œuvre de science fiction qui inspira de très nombreuses superproductions.
3) Ulysse Mérou et ses amis ont quitté la Terre depuis plus de deux. Ils atteignent enfin leur destination.
4) Ce passage est très important; on peut le considérer comme le premier chapitre de l'œuvre.
Les trois explorateurs arrivent à la planète Bételgeuse et décident d'atterrir sur l'une des planètes voisines.
5) Les personnages de ce passage sont les trois explorateurs, Ulysse Mérou, le professeur Antelle, son disciple Arthur Levain et le singe Hector emmené de la Terre.
6) L'exaltation et l'émerveillement des trois aventures furent inouïs à l'apparition de l'étoile Bétélgeuse.
7) Les trois explorateurs furent frappés par la grande ressemblance existant entre les deux planètes:"Elle avait à peu près le volume de la Terre; elle contenait une atmosphère contenant oxygène et azote; elle tournait ……..relativement basse""…la même composition que sur la Terre "
"Le dessin des cotes était très différent de tout ce que j'avais vu chez nous, bien que mon œil enfiévré, suggestionné par tant de ressemblances…."
9) Le point de vue de la narration est interne. Narrateur = Personnage.
10) Le champ lexical de l'espace:
Étoile, firmament, espace, cosmos, astre, soleil, corps célestes, instruments astronomiques, Bétélgeuse, planètes………
11) a- Comparaison: "il était plus en sécurité qu'un paquebot…."
" ….un peu comme dans notre ciel…"
" ….semblable à une orange……."
b) Métaphore: ….une étoile point brillant parmi la multitude des points anonymes du firmament.
c) Hyperbole: "L'exaltation que procure un pareil spectacle ne peut être décrite."
"…. Multitude….."
12) Je=Mérou, le narrateur"Je n'eus guère le temps de réfléchir"
Nous= mérou et ses amis" Nous décidâmes"
Notre= Mérou et ses compagnons "notre vitesse"
Le narrateur et le lecteur." Un soleil comme le nôtre à son déclin"

Traces écrites:

Après avoir quitté la Terre, puis le système solaire, le vaisseau spatial du professeur Antelle et ses deux coéquipiers avec le chimpanzé, s'approche de l'étoile géante Bétélgeuse la plus éloignée de la galaxie. Ce court chapitre nous présente le cadre où vont se dérouler les événements.Les pronoms renvoient au narrateur et à ses amis du vaisseau et aussi à nous lecteurs.
Ce chapitre représente la clé de l'univers, très proche du notre, créé par l'auteur. Il s'agit d'un univers extra-terrestre mais avec des données communes pour le lecteur. Le chapitre vise à inviter le lecteur à faire des analogies avec le monde où il vit. Par ailleurs, la description située au début de l'œuvre a un caractère informatif, destinée à procurer au lecteur une motivation à découvrir la vie sur cette planète. La description de cette planète laisse penser qu'elle est habitée par des hommes comme nous.

chapitre IX, passage pp: 44/45, .




Il y avait plusieurs éléments baroques, certains horribles, dans le tableau que j'avais sous les yeux, mais mon attention fut d'abord retenue tout entière par un personnage, immobile à trente pas de moi, qui regardait dans ma direction.
Je faillis pousser un cri de surprise. Oui, malgré ma terreur, malgré le tragique de ma propre position- j'étais pris entre les rabatteurs et les tireurs- la stupéfaction étouffa tout autre sentiment quand je vis cette créature à l'affût, guettant le passage du gibier. Car cet être était un singe, un gorille de belle taille. J'avais beau me répéter que je devenais fou, je ne pouvais nourrir le moindre doute sur son espèce. Mais la rencontre d'un gorille sur la planète Soror ne constituait pas l'extravagance essentielle de l'événement. Celle-ci tenait pour moi à ce que ce singe était correctement habillé, comme un homme de chez nous, et surtout à l'aisance avec laquelle il portait ses vêtements. Ce naturel m'impressionna tout d'abord. A peine eus-je aperçu l'animal qu'il me parut évident qu'il n'était pas du tout déguisé. L'état dans lequel je le voyais était normal, aussi normal pour lui que la nudité pour Nova et ses compagnons.
Il était habillé comme vous et moi, je veux dire comme nous serions habillés si nous participions à une de ces battues, organisées chez nous pour les ambassadeurs ou autres personnages importants, dans nos grandes chasses officielles. Son veston de couleur brune semblait sortir de chez le meilleur tailleur parisien et laissait voir une chemise à gros carreaux comme en portent nos sportifs; la culotte légèrement bouffante au-dessus des mollets, se prolongeait par une paire de guêtres. Là s'arrêtait la ressemblance au lieu de souliers, il portait des gros gants noirs.
C'était un gorille, vous dis-je!"

Pierre Boule, La planète des singes, chap IX, pp 44/45



Compréhension et langue:

1) Situez le passage. (Quel est l'élément du texte qui vous aide à situer)
2) Quel est le genre de ce texte? Ce type?
3) Quels sont les personnages?
4) De quoi s'agit-il dans ce passage? (Compte-rendu)
5) Quels sont les sentiments du narrateur?
6) Relevez le champ lexical de ces sentiments dans ce passage.
7) Relevez quelques figures de styles:
a) une comparaison
b) une métaphore
c) une hyperbole
relevez du texte un passage montrant le paradoxe qui caractérise cette œuvre.
9) Le narrateur cherche à diverses reprises à impliquer le lecteur, relevez un exemple du texte.
10) Remplacez le mot souligné par un équivalent et refaites la phrase.

Réponses:

1) Distinguons tout d'abord la situation du compte-rendu:
Situez c'est raconter l'essentiel des événements passés à condition qu'il ait une relation avec les événements du texte et aide à sa compréhension. Il n'est pas question de raconter tout ce qui s'est passé avant; il ne faut pas non plus tomber dans l'erreur de beaucoup d'élèves, et raconter les événements du texte à étudier , vous ferez à ce moment le compte-rendu du texte et non pas sa situation.
A peine arrivés à la planète Soror, Mérou et ses compagnons assistent, impuissants, à la fureur destructrice de leurs vêtements par les compagnons de Nova. Ils ne sont pas au bout de leur surprise. Un bruit étrange sème la panique partout.
2) C'est un roman de science-fiction, ce texte est narratif- descriptif.
3) Les personnages sont : Mérou et le gorille.
4) Un bruit étrange sema la panique partout. Le narrateur et ses compagnons imitèrent les humains nus, ils courraient dans tous les sens. Ils avaient peur des chasseurs dont ils étaient la cible. C'était un singe qui les poursuivait un gorille habillé tel un homme et qui n'était pas déguisé. Ce passage est important, on y découvre que les habitants de cette planète sont des singes.
5) Les sentiments du narrateur sont la peur et la surprise.
6)"Je faillis pousser un cri", "la terreur", "stupéfaction"…
7) a) comparaison: "correctement habillé comme vous et moi"
b) métaphore: "…..dans le tableau que j'avais sous les yeux"
c)" je devenais fou. " " la stupéfaction étouffa tout autre sentiment"
Le paradoxe ou inversion des rôles, commence à être perçu à partir de ce chapitre. En effet, on remarque déjà que le narrateur insiste sur" la ressemblance paradoxale" reliant les humains aux singes maîtres de cette planète."Mais la rencontre d'un …..ce singe était correctement habillé comme vous et moi" " l'état dans lequel je le voyais était normal, aussi normal pour lui que la nudité pour Nova et ses compagnons"
9) Le narrateur cherche à travers tout le roman à impliquer le lecteur: " comme vous et moi" " un gorille, vous dis-je!"
10) avoir beau infinitif = Bien que subjonctif = même si indicatif
Bien que je me sois répété que je devenais fou, je ne pouvais nourrir le moindre doute sur son espèce.
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kyoma
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Le schéma narratif de - Le dernier jour d'un condamné

مُساهمة من طرف bank-ata9afa في الأحد فبراير 07, 2010 7:53 pm

Le schéma narratif du récit

Situation initiale: Le personnage-narrateur menait une vie heureuse avec sa famille, sa fille Marie, sa femme et sa mère jusqu'au jour du crime qui a bouleversé sa vie.

NB: Le récit commence in medias res c'est-à-dire le moment où l'action est déjà engagée. Puisque le plus important est la contestation de la peine de mort, l'auteur fait ellipse de cette situation initiale et passe directement aux faits. Toutefois il nous est facile de déduire cette situation initiale à travers les flashes back. (Analepses, retour en arrière).

Elément perturbateur: Le meurtre commis par le narrateur-personnage.

Péripéties: Le jugement, l'emprisonnement, la condamnation à la peine de mort, recherche du condamné d'une solution pour préserver sa vie.

Dénouement: Il n'y a pas de dénouement. Le condamné garde l'espoir jusqu'à quelques moments avant l'exécution, mais à ce moment-là les bourreaux préparent l'exécution. C'est une clausule ouverte, aux lecteurs d'imaginer la fin puisque pour l'auteur ce qui compte c'est la dénonciation de l'horrible peine de mort.

Situation finale: L'auteur a fait l'ellipse de la situation finale pour amener le lecteur à réfléchir.

bank-ata9afa
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